L’original en anglais peut se lire à :
http://googlesystem.blogspot.com/2007/….html
La photo de Marissa Mayer provient de Wikipedia : http://en.wikipedia.org/MM
Celle de Peter Norvig est extraite de son site : http://norvig.com/bio.html
Lors d’un entretien très intéressant du mois d’octobre 2007, la Vice-Présidente de Google, Marissa Mayer, reconnut que créer des algorithmes est parfois nettement moins intéressant que d’avoir accès à de grandes quantités de données.
“A l’heure actuelle Google est très fort en terme de mots clefs et cela entraîne, selon nous, des limites que les moteurs de recherche seront capables de dépasser avec le temps. Les gens devront être à même de poser des questions et nous devrions comprendre leur signification, ou bien encore ils devront avoir la possibilité d’exprimer des demandes sur un niveau conceptuel. Il y a énormément de questions liées aux concepts, non pas à propos des mots présents dans une page mais plutôt des questions du genre “de quoi s’agit-il?” Beaucoup d’utilisateurs se tourneront vers l’internet sémantique pour répondre à de telles demandes. Ce que nous constatons en réalité c’est qu’avec beaucoup de données, vous arrivez à donner un sens intelligible aux choses même si ce n’est que la recherche exhaustive (NDT : “through brute force dans le texte anglais) qui vous amène à ce sens.
Lorsque vous tapez “GM” dans Google, nous savons que cela veut dire “General Motors”. Si vous tapez “nourriture GM” (NDT : “GM Foods”), nous répondons par des liens sur la “nourriture génétiquement modifiée”. En fait nous traitons tellement d’information, nous disposons de tellement d’éléments contextuels, comme des acronymes, par exemple que tout à coup le moteur de recherche semble doté d’intelligence parce qu’il est arrivé au stade de la compréhension sémantique. En réalité ce n’est pas le cas. C’est tout simplement dû à une recherche exhaustive (par force brute). Ceci dit, je pense que le meilleur algorithme pour une recherche est celui qui combine le calcul informatique “par force brute” avec la capacité pointue à globaliser les choses, auxquels viendrait s’ajouter la qualité du facteur humain”.



L’illustration ci-contre (livre électronique Kindle) provient du site d’Amazon.


